20090212

Sur le coup

Il arrive qu'en voulant raconter la vérité, on finisse par avoir des problèmes.
Je pense à l'agent de la CIA Robert BAER qui décida enfin d'aller devant le congrès américain pour leur expliquer comment tout fonctionnait, notamment la puissance des lobbies dans la politique du pays. Non seulement le congrès ne l'a pas écouté, mais le procureur l'a même dissuadé de revenir en le menaçant. Le jour ou BAER témoignait devant le congrès, son appartement fut "visité" sans que le voleur prenne quoi que ce soit. Peu à peur, l'enquête instauré par BAER sur le fonctionnement de l'administration s'est retournée contre lui. Jusqu'à ce qu'on lui demande d'accepter d'être examiné par un expert-psychiatre. Effrayé à l'idée de ce qui pourrait suivre, BAER décida d'abandonner toutes ses poursuites et l'enquête fut stoppée.

Plus sinistre encore, je pense à des hommes comme James Hatfield. Auteur d'un livre très documenté sur la famille Bush. Il a été menacé de mort, publiquement de surcroît ( l'erreur est humaine ), par deux proches de Bush. Et il a été retrouvé mort le 18 Juillet 2001. Officielement il se serait suicidé. Il dénonçait, entre autres, les liens des Bush avec les Ben Laden.

Et si la paranoïa était devenue vertueuse ?

Dans un monde d'ultra communication manipulée, ou les peuples sont gouvernés et orientés par les mensonges d'une poignée d'individus qui ne servent que leurs propres intérèts, la paranoïa ne serait-elle pas l'instrument de survie moderne.

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